Toujours vivant

Par Steve Marier


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Remerciments

Remerciements

img_1774Merci à tous ceux et celles qui ont apprécié et partagé mon dernier texte, et surtout merci d’avoir pris le temps de m’écrire pour me le témoigner.

J’ai écrit ce texte en premier lieu pour souligner et célébrer le fait que je sois toujours vivant. Célébrer que nous soyons tous vivants!!!

Et bien sûr, pour me le rappeler à moi aussi. Me rappeler que la vie est merveilleuse et que chaque instant est si précieux.

J’ai besoin et j’aime me l’entendre dire…

Je reste très ému devant votre ouverture du cœur. Votre ouverture à me partager avec autant d’authenticité que mes mots ne vous laissent pas indifférents.

Je me sens compris, entendu et aimé de votre part.

J’aimerais aussi dire un très gros merci à tous ceux et celles qui ont fait un don via mon blog. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela fait une grande différence dans ma vie. Peu importe le montant. Vos dons, petits ou gros, restent une aide indispensable pour moi.

Merci de votre belle et grande générosité envers moi et la vie. Que l’univers vous couvre de son abondance inépuisable.

Soyons reconnaissants pour tout ce que nous avons, ici, là, dans le moment présent.

Ne prenons rien pour acquis, surtout pas ceux et celles que nous aimons et qui nous aiment.

Arrêtez-vous maintenant, à l’instant même, et dites à quelqu’un que vous l’aimez et/ou à quel point vous l’appréciez.

Allez! Faites-le sur le champ, en personne, par téléphone, FB, Email, ou message texte… Peu importe, cela va complètement transformer votre journée.

Parce que dans la vie, on ne sait jamais quand, ou si, on aura une autre occasion de dire je t’aime.

Je vous aime et je remercie la vie de prendre soin de vous tous.

Vous êtes dans mes pensées…Gratitude.

Be happy…Love you

Steve

 


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L’IRONIE DU SORT

IMG_2311Aujourd’hui, en ce 1er septembre 2016, 5 ans plus tard jour pour jour, je me retrouve de nouveau face à face avec un médecin spécialiste. En 2011, c’était une cardiologue bien découragée qui devait m’annoncer la triste nouvelle. L’échographie du cœur démontrait une grave dégénération du cœur appelée « amyloïdose ». Six mois à vivre….un an tout au plus!

Le seul traitement offert est la transplantation cardiaque et/ou greffe de moelle osseuse jumelée à des traitements de chimiothérapie pour essayer de ralentir la progression de la maladie.

Comme vous le savez probablement tous, j’ai refusé tout traitement et préféré profiter au maximum du temps qu’il me restait à vivre. Il était beaucoup plus important pour moi de vivre et de partager ces derniers moments de vie entouré de tous ceux que j’aime. Et non alité dans une chambre lugubre d’hôpital branché à des moniteurs et des tuyaux de toutes sortes à attendre la mort.

Mais que se passe t’il? Cinq ans plus tard et le mec est « Toujours vivant », fait chier celui là!

Je dois vous avouer que les 5 dernières années de ma vie n’ont pas été de tout repos. Mon état de santé est très fragile et doit être constamment suivi de très près par une équipe de cardiologues qui font du mieux qu’ils le peuvent avec les outils qu’ils ont à leur portée. Mais mes reins étant déjà très hypothéqués, nous sommes constamment sur la corde raide. Les seuls médicaments qui me permettent de contrôler l’eau qui s’accumule et m’empêche de respirer sont des diurétiques très puissants qui endommagent les reins.

Donc aujourd’hui en ce premier septembre 2016, c’est devant une équipe d’hématologues que je me retrouve. Mes cardiologues ne savent plus trop ce qu’ils traitent dans mon cas. Insuffisance cardiaque oui, mais amyloïdose, si oui quel type exactement? Comment se fait-il que son cœur bat toujours? Aurions nous posé un mauvais diagnostic? Pourtant la dernière échographie du cœur démontre clairement une atteinte sévère avec dégénération avancée de l’organe en question…

Alors, je me suis prêté au jeu et j’ai accepté de nouveaux tests sanguins plus avancés, avec une possibilité de biopsie des tissus adipeux pour analyser et reconfirmer l’amyloïdose, et surtout en cerner le type exact.

Parce que voyez-vous, il y aurait trois types spécifiques d’amyloïdose. Se sont toutes des maladies qui à la basse sont causées par une protéine produite à partir de la moelle osseuse. Dans mon cas, et cela a 99.99%, je serais atteint d’une amyloïdose directement liée aux maladies auto-immunitaires inflammatoires, le type AA, mais pour qui, comme tous les autres types, il n’y aurait pas dans mon cas de véritable traitement. Sauf que dans mon type d’amyloïdose, il y aurait un lien direct entre la progression de la maladie et le taux d’inflammation dans le corps. En réduisant l’inflammation, donc l’acidité dans le corps en gardant le sang alcalin avec un PH élevé, la progression de la maladie en serait grandement diminuée.

Je savais déjà pertinemment depuis longtemps que tous les changements (les changements alimentaires et la pratique du jeûne pour purifier mon sang et mes cellules et, bien sûr, mes pensées) que j’ai choisi d’apporter au cours des années à mon hygiène de vie avaient grandement contribué à me garder « toujours vivant ». Je suis maintenant convaincu plus que jamais qu’il existe un lien direct entre ma diète et le fait que je sois toujours en vie à ce jour. Mais, malgré tout, ce n’est jamais complètement gagné. Mon corps est fatigué de constamment souffrir et reste fragile.

Il y a bientôt un mois, j’ai vécu un autre de ces épisodes d’inflammation aigue. Mes jambes, mes pieds, mon abdomen et mes poumons étaient gorgés de liquide. Mon cœur était sollicité au maximum 24/24 à essayer de pomper tous ces surplus de liquide. Les reins, le cœur, les poumons, tous étaient surchargés. Le moindre petit geste m’épuisait complètement. Impossible de m’habiller sans demander de l’aide et le simple fait de me brosser les dents demandait plusieurs pauses pour reprendre mon souffle. Il y en a eu d’autres comme ça au cours des dernières années. Des moments où je me suis dit « ok, ça y est, le jour est venu, c’est aujourd’hui que ça se termine et que je vais mourir! »

Et non, pas encore le temps faut croire, la vie en a décidé autrement. C’est toujours à la toute fin, quand on n’y voit plus que noirceur totale qu’une petite lueur se permet d’apparaître au loin.

 A chacun des épisodes où j’ai eu à contempler l’idée d’une mort éminente, j’ai constaté qu’il s’effectuait une grande transformation en moi. À chaque fois, je découvre un niveau de lâcher-prise dont je ne soupçonnais pas l’existence. Ce sont des moments très libérateurs, de légèreté et même d’euphorie. Tout comme vous, je suis ici à attendre la mort. Peu importe l’âge ou l’état de santé. Je vie chaque instant dans la gratitude car j’ai la chance d’avoir un corps qui me rappelle que je suis mortel. Mon travail de tous les jours est de contempler la beauté qui m’entoure. Plus rien ne m’atteint, mon détachement face à ce monde physique est déjà bien avancé. Je choisis d’être heureux. Oui, on a le droit de simplement faire le choix d’être heureux. Je choisis d’aimer jusqu’à mon dernier souffle, d’aimer et d’embrasser la perfection du tout. Et d’avoir la foi que tout est parfait!

Je suis un imbécile heureux qui est constamment ému par tout ce qui l’entoure. Un imbécile heureux qui préfère voir le cadeau de la maladie et goûter à cette petite parcelle d’illumination pendant ne serait-ce que quelques secondes. À la fin, ce n’est pas le temps accumulé qui compte, mais comment on a vécu sa vie.

 Aujourd’hui, je célèbre le 5e anniversaire de ma renaissance.

Merci la vie.

Steve Marier

 

 

 

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« The Truth About Cancer »

« The Truth About Cancer »

Ce documentaire est un incontournable pour toute personne qui a été, ou qui serait présentement atteinte de toute forme de cancer.

Ils existent des traitements alternatif à la chimiothérapie. Des traitements très efficace qui on fait leurs preuves.

Si vous, ou l’un de vos proche souhaitez guérir le cancer, vous devez absolument visionner cette série.

Merci de partager la vérité. Notre guérison nous appartiens…reprenez votre pouvoir de guérison.

Si vous souhaitez visionner cette série documentaire de 9 épisodes.

S.V.P. me contacter en privé via ma page Face Book pour que je puisse partager avec vous via copie c.d. , USB ou Dropbox. Parce qu’il m’est interdit selon les lois de partager en affichant les liens vidéo à partir de mon site, ou à partir de YouTube.

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Pour mon deuxième séjours à Val-santé

Pour mon deuxième séjours à Val-santé, j’y étais seulement venue jeûner un petit 3 jours. Pour rejoindre, et plus spécialement donner appuis et encourager ma bonne amie Berthina, qui elle terminait un jeûne de 21 jours! J’admire cette femme et sa grande détermination, sa résilience face aux peurs projetées de la part de son entourage. Il faut comprendre que après avoir suivit 4 traitements de chimiothérapie au cours des dernières années, faire un jeûne de cette durée s’avérait être toute un exploit. Toujours dans la lumière et le lâché prise, Berthina a réussi ce qu’elle était venu entreprendre pour retrouver la santé. Mais, je dois absolument mentionner, que sans tout le soutien, la présence, l’attention et l’amour de l’équipe du centre Val-Santé, elle n’y serait jamais parvenue.

Bravo et merci à toute l’équipe de Val-Santé!!! Vous êtes vraiment des gens exceptionnel.

Au plaisir de se revoir très bientôt. Love & be happy Steve Marier


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L’homme invincible

J’ai un secret que j’aimerais vous partagez, voyiez-vous, il y a deux façons de voir la mort.

Soit on agit comme si elle n’existait pas. On n’en parle surtout pas et on fait abstraction au fait que nous allons tous un jour ou l’autre devoir y faire face, et ça, qu’on le veuille ou non!

L’autre façon est d’accepter et de comprendre que la mort fait partie de nos vies au quotidien, et pas seulement au moment où nous allons quitter notre corps physique. La mort est présente à chaque instant, à chaque jour, à chaque heure et à chaque respiration que nous prenons.

Comme le Yin et le Yang, Vie et Mortalité ne peuvent exister l’un sans l’autre.  

Il y a aujourd’hui 4 ans, jour pour jour, le 2 septembre, j’ai reçu sans en être conscient un cadeau de la part de mes médecins.

Un cadeau bien caché, parce que même ceux qui me l’on offert ne savaient pas ce qu’il renfermait. Un cadeau très puissant, celui de me rendre invincible.

Il y a 4 ans, quand les médecins m’ont annoncés que mon cœur était atteint d’une maladie dégénérative incurable, et qu’il me restait à peine 6 mois à vivre… avec un peu chance, un an tout au plus. J’ai vite compris que je devais choisir, choisir d’accepter ou non le fait que ma mort était inévitable. Que j’allais un jour mourir, dans 6 mois, ou dans un an comme « prescrit » par les médecins ou dans 10, 20, 30 ou 40 ans, peu importe. J’ai compris que cela ne faisait aucune différence, que le nombre d’années vécues, ou celles qui me restaient à vivre, étaient illusoires.

J’ai réalisé que l’important était de vivre chaque jour comme une renaissance et une mort. De comprendre qu’il n’existe rien d’autre que ce moment-ci. « Qu’il n’existe rien d’autre que ce moment, le moment présent ».

Hier je suis mort, car le passé n’existe plus et je renaîtrais à nouveau demain dans un futur imaginaire.

J’ai choisi la mort comme alliée de tous les jours. Elle est présente à chaque instant pour me rappeler que tout est éphémère. Que mes joies, mes peines et mes souffrances ne sont que passagères.

Accepter la mort c’est de lâcher prise, c’est de vivre chaque moment dans l’acceptation, pour ne plus avoir peur de mourir et enfin commencer à « vivre ».

À travers la maladie, mon corps me rappelle constamment de ne rien prendre pour acquis, et de vivre avec gratitude chaque jour comme si c’était le premier et le dernier.

C’est le cadeau de la maladie, de m’avoir libéré de toute peur pour ainsi me rendre invincible et immortel.

À la fin, ce qui importe n’est pas le temps vécu, mais comment on a vécu sa vie.

La mort nous rappelle de non seulement regarder avec nos yeux, mais de voir la vie qui nous entoure, de non seulement écouter mais d’entendre la vie qui nous parle. Elle nous rappelle de ressentir le monde physique dans lequel nous vivons.

« La mort m’a ouvert à la vie »
Aujourd’hui, je fête ma renaissance…et demain et après demain la fête se continue.
Merci la vie, merci la mort.
Be Happy… Love you

Steve


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J’ai vaincu la peur de vivre.

Je suis qui je suis, enveloppé dans mon cœur comme un petit enfant dans la matrice de la vie.

Je suis tout pur et démuni, abandonné à l’inconnu. Ce n’est pas une prison qui est lourde, mais je suis témoin qu’il y a un autre monde autour de moi.

Un monde qui vit différent et qui me ramène à ma propre réalité, qui n’est pas tout a fait dans l’expansion que je voudrais.

Je ne pleure pas, je me suis endurci, j’ai accepté mes limites et j’ai décidé de faire mon temps de la manière la plus paisible possible.

Je pense que j’ai trouvé un courage que j’ignorais.

Peut-être même une certitude de mon âme, qui me rend obéissant face à la vie.

Je ne vois pas la nécessité d’une révolte ni d‘une complainte. Il y a eu face à face avec ma condition physique et l’esprit de la vie, et j’ai conclu qu’il en devait être ainsi.

Car la pensée était trop limitée pour comprendre, alors j’ai fermé les yeux dans un recueillement profond et j’ai dit oui malgré tout.

Cela a accaparé mes énergies dans une grande partie, parfois je ne sais pas si il en reste suffisamment pour poursuive.

Je sais que dans mes émotions, il y a une réserve d’énergie qui peut être autant de la tristesse, de la joie, que de la colère.

Mais, que j’ai préservée face à ce monde comme s’il n’était pas aussi nécessaire de vivre ou d’exprimer cette dimension émotionnelle.

Comme si ce n’était pas prioritaire d’accepter. Bien sûr avec mon fils qui me rappel l’état émotionnel de mon enfance qui a été mis un peu à l’écart. Parce que je devais inconsciemment préparer l’étape intense de purification et d’allègement que j’ai vécu ces dernières années.

Il était et reste la flamme de mon courage en moi. Nous sommes arrivés à un site de maturité face au destin de nos vies.

Il y a à la fois détachement et déchirure, c’est le lien qui me rattache à ma nature humaine.

Et mon âme semble m’accorder ce temps pour approfondir l’aspect humain que je suis venu réapprendre dans ce monde.

Je guéris en même temps mon silence émotionnel, et je me prépare à m’accueillir dans une autre dimension.

Étrangement, j’ai fini ma vie avant de mourir et je demeure dans un état d’incubation, un peu comme dans la mort pour prendre conscience de ce qui a été.

Et seul mon fils le représente, car il est la vie que je vis à travers lui.

C’est mon aspect maternel féminin qui le regarde pour attendrir mon amour envers la vie.

Je pense avoir compris la leçon de cette précocité, comme j’ai appris comment précieux est un corps vivant. Je pense que j’ai été enseigné en silence.

La douleur a maitrisé ma résistance et je suis parvenu à l’état d’obéissance à ce qui est plus grand que moi, alors je peux partir ou demeurer, s’il en est ainsi.

Chaque souffle que je respire m’enveloppe d’avantage dans le creux de mon âme, rien n’est perdu et tout renait.

Puisse la vie prendre soin de moi et de mon fils à travers mon amour.

C’est tout ce que je peux offrir qui baigne dans toute sa splendeur, sans handicaps.

J’ai vaincu la peur de vivre.

 

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